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«La Petite-Rochelle, refuge de l’Acadie»
Une page d’histoire fascinante !

Au moment de la déportation, plus de 1 000 Acadiens, hommes, femmes et enfants, échappent aux troupes anglaises et se réfugient dans la baie des Chaleurs, dans un village connu sous le nom de Petite-Rochelle. Ce village, fondé par les Micmacs, était situé à l'est du village actuel de Pointe-à-la-Croix, au Québec, sur les bords de la rivière Ristigouche.

Certains de ces Acadiens, navigateurs de métier, deviennent corsaires par nécessité ; ils utilisent leurs voiliers pour capturer des navires anglais et ainsi ravitailler les familles affamées. Refusant de se soumettre, les Acadiens participent également à la résistance lors de la Bataille de la Ristigouche, en 1760.

Le village de la Petite-Rochelle fut incendié le 2 juillet 1760, ce qui « n'a pas empêché les Acadiens de s'enraciner dans la région », constate Michel Goudreau, membre de la Société historique Machault. « Il y avait 160 familles dans ce village. On retrouve leurs noms un peu partout en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick."

En 2009, pour souligner le 250e anniversaire de la fondation du village acadien de La Petite-Rochelle, la Société historique Machault a produit un court-métrage intitulé « La Petite-Rochelle, refuge de l’Acadie ».


Monument à la mémoire de La Petite-Rochelle

Le 15 août 2012, la Commission de l'Odyssée acadienne et la Société nationale de l’Acadie ont procédé à l’ inauguration d'un monument de l’Odyssée acadienne

Le texte suivant est gravé sur le monument :

La Petite-Rochelle symbole de la résistance acadienne
La Petite-Rochelle remonte à 1758. Elle est située à proximité de l'embouchure de la rivière Ristigouche. Lieu de refuge d'Acadiens fuyant les déportations, elle accueille aussi des corsaires. Tenant ferme contre le dénuement et la disette, La Petite-Rochelle comptera près de 900 âmes et quelques 200 habitations. Au mois de mai 1760, des navires de la Marine française, pourchassés par la Marine britannique, mouillent dans le bassin de la rivière Ristigouche. Lors de la bataille de la Ristigouche (juin-juillet 1760), à laquelle participent des miliciens acadiens et des guerriers mi'gmaq, la flottille française est détruite. La Petite-Rochelle est rasée le 2 juillet 1760. À l'automne 1761, nombre de ses habitants sont conduits en captivité au fort Cumberland et à Halifax. Parmi les réfugiés de La Petite-Rochelle, plusieurs fondent de nombreux établissements autour de la baie des chaleurs. D'autres s'installent ailleurs dans la région atlantique et même en France et en Louisiane. Plus tard, des descendants des Acadiens de La Petite-Rochelle s'établissent sur les deux rives de la rivière Ristigouche. Héritiers du courage des aïeux, ils prendront part à la renaissance acadienne.

Centre d'interprétation de La Petite-Rochelle

Centre d'interprétation La Maison Young, datant de 1830, était située à Escuminac. Elle fut déménagée sur son site actuel à Pointe-à-la-Croix en 1983. En 2009, la Maison Young devient le Centre d’interprétation de La Petite-Rochelle, dans le but de faire connaitre l’histoire des Acadiens qui ont habité ce village avec les Micmacs et ce qu’ils ont souffert dans les années de crise et de guerre.

Pour plus d'informations, contactez :
Société historique Machault
1830, boulevard Interprovincial
Pointe-à-la-croix (Québec)
G0C 1L0
tél : (418) 788-2024 ou (418) 788-5590
Courriel :

Société historique Machault sur Facebook


Fouilles archéologiques à la Petite-Rochelle

Fouilles pour retrouver le village acadien (juil 2008)

Petite-Rochelle livre ses premiers secrets (juil 2008)

Nouvelles fouilles archéologiques (avr 2010)

Où se cache Petite-Rochelle? (oct 2010)

Pointe-à-la-Croix : découverte capitale (juin 2012)

Découverte d'un rempart en Gaspésie (juil 2012)