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LES ACADIENS DU QUÉBEC

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Les Acadiens du Québec

À partir de 1885 des Acadiens de St-Côme, St-Donat, St-Alphonse dans la région de Lanaudière sont parmi les pionniers à aller s'établir en Abitibi-Témiscamingue.

En 1941, une trentaine de familles acadiennes des Îles-de-la-Madeleine s'établissent dans l'île Nepawa sur le lac Abitibi.

Des villages comme Béarn, Clerval et Roquemaure sont tous reliés à des Acadiens.

On retrouve dans cette région quantité de Brault, Dupuis, Gaudet, Robichaud, Richard, Boudreau, Thériault, Vignault, Poirier, Arsenault, Hébert, Leblanc, Melançon, etc.

Au milieu du 19ième siècle, des Acadiens vinrent du Québec et des Maritimes en quête de travail sur les bords de la rivière des Outaouais.

Ce sont des Acadiens de St-Jacques-de-L'Achigan qui fondèrent Embrun et Marionville près d'Ottawa.

En 1845, une Acadienne native de Pointe-Claire, Éléonore Thibodeau, inaugure à Bytown un hôpital qui deviendra plus tard l’Hôpital Général d’Ottawa. Elle y fonda aussi l'orphelinat St-Joseph. Éléonore est la soeur d'Édouard Thibodeau, avocat à Gaspé et élu député de Bonaventure en 1830.

Même s’ils sont moins nombreux qu’ailleurs au Québec, les Acadiens de l’Outaouais forment un groupe important qui exerce une grande influence dans la région, influence qui se répercute dans les autres régions du Québec.

La ville de Montréal reçoit des Acadiens de façon continue dès la Déportation.

Le dénombrement de 1781 contient une soixantaine de patronymes acadiens représentant environ 10 % des 18000 habitants de Montréal.

Au début du 20ème siècle, un fait marquant: la fondation à Verdun de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Douleurs par le curé Arsène Richard, un Acadien originaire de St-Jacques-de-L'Achigan.

Durant 40 ans, il y attire des Acadiens de la Gaspésie et des Î1es-de-la-Madeleine. Il organise ralliements, conférences, échanges avec les Acadiens des Maritimes et de la Louisiane, fêtes acadiennes de l'Assomption, etc.

Aujourd'hui les Montréalais d'origine acadienne sont plus de 200 000.

La paroisse de L’Acadie est fondée en 1768 par des Acadiens arrivés du sud à pied.

En 1815, la population atteint 3000 résidants qui développent les paroisses de Saint-Luc, Napierville, Saint-Jacques-Le-Mineur et Saint-Blaise. Plus bas sur le Richelieu s'établissent d'autres Acadiens: à St-Antoine, St-Denis, St-Marc, St-Ours...

Les descendants d'Acadiens furent nombreux parmi les Patriotes de 1837-1838 : des Bourdages, Blanchard, Girouard, Hébert, Boudreau ...

Le célèbre Louis Cyr, un des hommes les plus forts du monde, était un Acadien natif de Napierville.

Le caractère acadien est encore aujourd'hui très présent dans cette région. Plus sur le Village historique de L'Acadie...»

Les premiers Acadiens arrivent à L'Assomption vers 1759, la plupart revenant des lieux de déportation en Nouvelle-Angleterre.

Ils seront les fondateurs de Saint-Jacques-de-la-Nouvelle-Acadie. Les Acadiens y viennent en grand nombre et le développement y est remarquable.

Le Grand Saint-Jacques se morcelle au XIX' siècle et devient plusieurs paroisses : Sainte-Marie-Salomé, Sainte-Julienne, Saint-Alexis, Saint-Liguori, L'Épiphanie, Rawdon et Crabtree.

On a répertorié plus de 125 familles de l'ancienne Acadie dont les enfants se sont mariés dans la région Lanaudière. En 1990, le nombre de descendants d'Acadiens dans cette région était évalué à plus de 30 000.

Chaque année, le Festival acadien de la Nouvelle-Acadie célèbre la fête nationale des Acadiens et attire de nombreux visiteurs. Plus sur la Nouvelle-Acadie...»

La région de Trois-Rivières est probablement la région du Québec où se sont établis le plus grand nombre d'Acadiens à l'époque de la déportation.

Ils s'installèrent à Yamachiche, Maskinongé, Louiseville, Batiscan, Ste-Anne-de-la-Pérade et aussi en face sur l'autre rive: Bécancour, Gentilly, les Becquets, Nicolet.

De cette région ils essaimèrent vers les Bois-Francs et les Cantons de l’Est où ils participèrent à la fondation de plusieurs paroisses.

La toponymie de la région de Bécancour / St-Grégoire regorge de noms acadiens : Boulevard des Acadiens, Boulevard Port-Royal, rues Hébert, Béliveau, Dupuis, Leblanc, Arsenault, Landry, etc.

Bref historique du secteur Saint-Grégoire...».

Aujourd’hui on dénombre près d'une cinquantaine de patronymes acadiens dans cette région.

Plus sur les Acadiens de St-Grégoire...»

En 1848-1849, un groupe de pionniers descendants des réfugiés acadiens arrivés au Québec vers 1750 est parti de Kamouraska sous la direction de leur curé d’origine acadienne, l’abbé N.T. Hébert, pour commencer la colonisation du Lac-Saint-Jean en y fondant la première localité, Hébertville.

Plus tard au début du XXè siècle, d’autres Acadiens en provenance des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie, de la Côte-Nord et même du Nouveau-Brunswick, attirés par le développement de l’industrie du papier et le démarrage des alumineries, viendront s’établir en grand nombre au Saguenay, plus particulièrement dans la région de Jonquière, Kénogami et Arvida.

En 1925 on dénombrait près de 150 familles acadiennes dans cette région.

Aujourd'hui, les descendants acadiens organisent toujours des fêtes, rencontres, ralliements, et manifestent leur appartenance acadienne dans une solidarité bien tangible.

Montcalm parle d'environ 1800 Acadiens à Québec en 1757. La plupart étaient des réfugiés venant de Miramichi et de l'Île St-Jean.

Plusieurs d'entre eux ont combattu avec les troupes françaises lors de la bataille des Plaines d'Abraham et de celle de Ste-Foy un an plus tard.

Québec n'étant pas en mesure d'héberger ce flot de réfugiés après la destruction de la ville en 1759, les Acadiens se sont progressivement établis dans les régions avoisinantes : Portneuf, Charlevoix, Lotbinière, Bellechasse où ils fondèrent la paroisse de St-Gervais.

En 1885, une cinquantaine de familles acadiennes des Îles-de-la-Madeleine qui s'étaient d'abord établis sur la Côte-Nord vinrent s'installer en Beauce où ils fondèrent la paroisse de St-Théophile.

La région de Québec a été une plaque tournante d'où les Acadiens se sont lancés pour occuper des positions avantageuses dans la société québécoise.

Les relations de la Côte-du-Sud et du Bas-St-Laurent avec l’Acadie ont débuté bien avant la déportation au début du 18 ème siècle par des alliances entre des familles de la Côte-du-Sud et des familles acadiennes.

Les relations s ’intensifièrent en 1755 lorsqu’un grand nombre d’Acadiens s ’enfuirent en remontant la rivière St-Jean et le chemin du Portage dans le Témiscouata pour s’établir dans les régions de Kamouraska, Cacouna, Trois-Pistoles, Rivière-Ouelle, Rimouski.

Aujourd'hui, les Acadiens ont de nombreux descendants sur la rive sud du Saint-Laurent, de Lévis à Rimouski, en passant par la majorité des paroisses situées le long du littoral.

Les aboiteaux du comté de Kamouraska constituent un trait particulier du paysage de la Côte-du-Sud. L'importance de ces aboiteaux a été indéniable dans l'évolution de l'agriculture régionale et la contribution des Acadiens venus s'établir dans cette région n'y est certes pas étrangère.

Dans les années 1850-1890, plus d'une centaine de familles acadiennes des Îles-de-la-Madeleine s'établissent à Kégaska, Blanc Sablon, Natashquan, Havre-Saint-Pierre et dans la grande seigneurie de Mingan.

En 1872, l'Acadien Dominique Chiasson fonde Sept-Îles, capitale de la Côte-Nord de l'époque.

La ville de Baie-Comeau doit son nom à un Acadien : Napoléon-Alexandre Comeau, surnommé le Roi de la Côte-Nord.

La Côte-Nord constitue un îlot original de société acadienne comparable aux Îles-de-Ia-Madeleine et à la Gaspésie. Le Festival du conte et de la légende de l'Innucadie est unique en son genre et témoigne de la cohabitation des descendants des premiers Acadiens et des Innus.

En souvenir de leur origine et selon leurs traditions, les habitants de Havre-Saint-Pierre adoptent Cayen, Cayenne comme gentilé officiel.

Dans les années 1860-1870, des Acadiens venus de Rustico, Île-du-Prince-Édouard, s'établissent à St-Alexis-de-Matapédia et participent à la fondation de la paroisse.

En 1896, une vingtaine de familles acadiennes des Îles-de-la-Madeleine s'établissent à Lac-au-Saumon.

La colonie acadienne de Matapédia totalisait déjà 75 familles en 1867 et 130 familles en 1875.

Les paroisses comme St-Alexis-de-Matapédia, L'Ascension-de-Patapédia, Lac-au-Saumon, Matapédia, Saint-André-de-Restigouche et Saint-François-d'Assise sont toutes associées à des Acadiens.

En 1935, Antoine Bernard estimait le nombre d'Acadiens dans la vallée de la Matapédia à 12 000.

Aujourd'hui, les habitants de cette région sont toujours fiers de leurs origines et les couleurs acadiennes sont bien visibles dans les localités de Lac-au-Saumon, Amqui, Causapscal, etc.

La Baie-des-Chaleurs et la Gaspésie, de Restigouche à Cap des Rosiers, font en quelque sorte partie de l'Acadie d'origine. Il y avait des Acadiens dans cette région aussi tôt qu'en deuxième moitié du 17ème siècle.

Provenant en majorité des régions de Grand-Pré, Beaubassin et Pisiguit, une douzaine de familles fondent en 1760, la paroisse de Bonaventure puis de Carleton en 1766.

Des Acadiens revenant de France se joignent à eux en 1774 et s'installent à Pabos, Pasbébiac, Port-Daniel, Maria, Gaspé et New Richmond.

En 1935, l'historien gaspésien Antoine Bernard estimait le nombre d'Acadiens à 40 000 dans la Baie-des-Chaleurs.

Aujourd'hui, 65% de la population est de souche acadienne dont plus de 80 % dans le comté de Bonaventure.

Le Musée acadien du Québec relate la vie fascinante des Acadiens du Québec et favorise la découverte et le partage de ce riche héritage acadien.

Des Acadiens de 1'Î1e-du-Prince-Édouard sont les premiers à s'y établir dès 1765.

Environ 300 autres Acadiens en provenance des îles St-Pierre et Miquelon viennent s'y établir en 1793.

Faute d'espace et de moyens économiques, les Acadiens des Îles-de-la-Madeleine doivent se séparer et émigrer à plusieurs reprises : on en retrouve en quantité sur la Côte-Nord, en Gaspésie, dans la vallée de la Matapédia, au Saguenay, en Abitibi, et surtout à Montréal où ils sont toujours actifs.

Aujourd'hui, 85% des 14 000 Madelinots ont une origine acadienne formant une communauté homogène et attachée à ses racines et traditions acadiennes.

Plus sur les Îles-de-la-Madeleine...

Les petites «Cadies» du Québec , Pierre-Maurice Hébert, Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec, n° 77, 2004, p. 30-33.


Films "Les Acadiens du Québec"

En 2010, le cinéaste Phil Comeau a tourné deux films sur les Acadiens du Québec. Produits par Monique LeBlanc des Productions Cinimage Inc., les deux films ont été présentés en avant-première au Québec à l'été 2012. D'autres diffusions ont eu lieu par la suite sur les réseaux de Radio-Canada, RDI et TV5.